L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Vaux-sur-Somme », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
La lecture du parc complète l'analyse : 168 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CC du Val de Somme, environ 113 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Vaux-sur-Somme, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.25 personne(s) par logement en moyenne à Vaux-sur-Somme, ce qui fixe la base de calcul à 110 m². La remise à niveau d'un logement mis en location se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 20 DPE publiés par l'ADEME à Vaux-sur-Somme, soit 168 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un opérateur agréé par l'Anah, dont l'intervention sur la remise à niveau d'un logement mis en location dure cinq à neuf mois.
Qui décide, et donc qui finance : 95 % de propriétaires occupants à Vaux-sur-Somme, soit environ 113 logements. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 4858 % du plafond applicable à Vaux-sur-Somme pour le logement loué. Traduit en aide effective, cela donne 32 000 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 18 000 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 194 300 € à 388 600 € à Vaux-sur-Somme, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Amortissement à Vaux-sur-Somme : le poste de 1 943 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 97 150 € par an. Encore faut-il que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la remise à niveau d'un logement mis en location traite 40 à 60 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Vaux-sur-Somme, en zone H1a, cela ramène 10 982 à 16 473 kWh par an, valorisés 1 179 € à 1 769 € au tarif conventionnel 2026.