Le nombre de résidences principales concernées donne l'ordre de grandeur du parc à ventiler après isolation, et les données de Vaux-sur-Lunain le montrent nettement. On relève 229 habitants, 60 résidences principales recensées, 98 % de maisons individuelles, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Vaux-sur-Lunain est crédible.
Le cas de référence retenu ici porte sur 135 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 18 600 kWh par an, soit près de 2 000 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la pose d'une ventilation mécanique facturé 6 750 € TTC à Vaux-sur-Lunain supporte 352 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la pose d'une ventilation mécanique traite 8 à 15 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Vaux-sur-Lunain, en zone H1a, cela ramène 2 705 à 5 073 kWh par an, valorisés 291 € à 545 € au tarif conventionnel 2026.
Qui décide, et donc qui finance : 89 % de propriétaires occupants à Vaux-sur-Lunain, soit environ 53 logements. Pour la pose d'une ventilation mécanique, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Vaux-sur-Lunain, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 2 000 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Vaux-sur-Lunain, en zone H1a, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la pose d'une ventilation mécanique et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Le choix du scénario change l'assiette : à Vaux-sur-Lunain, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec la VMC chiffré autour de 6 750 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Dans l'ordonnancement du chantier à Vaux-sur-Lunain, la pose d'une ventilation mécanique mobilise un ventiliste RGE pendant trois à cinq jours. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.