Sur ce territoire, l'ancienneté du parc conditionne la part de logements relevant de ces précautions constructives. On relève 69 % de propriétaires occupants, 566 diagnostics publiés par l'ADEME, 1 522 résidences principales recensées, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Valensole est crédible.
Côté éligibilité : pour « rénover une maison ancienne à Valensole », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Statut d'occupation à Valensole : 1 047 logements occupés par leur propriétaire, soit 69 % du parc. La décision d'engager la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Le choix du scénario change l'assiette : à Valensole, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le bâti ancien chiffré autour de 22 620 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.06 personne(s) par logement en moyenne à Valensole, ce qui fixe la base de calcul à 105 m². La rénovation d'un bâti antérieur à 1948 se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Rapporté au plan de financement, le bâti ancien représente de l'ordre de 57 % du montant plafonné retenu à Valensole. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 18 096 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 10 179 €.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Valensole, en zone H3, la base conventionnelle retenue est de 195 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Périmètre de consultation conseillé pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 : Alpes-de-Haute-Provence. Les entreprises RGE y interviennent couramment à Valensole, et l'écart de prix entre la première et la troisième offre dépasse fréquemment 20 % à prestation identique.
L'écueil le plus coûteux reste un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 262 € à 4 524 € sur le chiffrage retenu à Valensole — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.