Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Terres-de-Caux, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 115 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 800 kWh par an, soit près de 1 700 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Combien de m² de sous-face exactement ? À Terres-de-Caux, le logement de référence de 115 m² situé en zone H1a en compte environ 58 pour l'isolation du plancher bas. La dépense attendue s'établit dès lors entre 1 740 € et 4 060 € TTC (30–70 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
Ne signez rien avant l'accord : sur l'isolation du plancher bas à Terres-de-Caux, l'antériorité du dossier est une condition d'éligibilité, pas une formalité. L'enjeu se chiffre à 32 000 € pour un profil très modeste et 18 000 € pour un profil intermédiaire.
Mix de chauffage à Terres-de-Caux : 69 % d'électricité, 18 % de gaz, 8 % de fioul, 4 % de bois et 0 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de l'isolation du plancher bas : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
La part de propriétaires occupants — 61 % à Terres-de-Caux — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation du plancher bas, soit environ 1 073 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 7 % du plafond applicable à Terres-de-Caux pour le plancher bas. Traduit en aide effective, cela donne 2 320 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 1 305 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Trésorerie du projet à Terres-de-Caux : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle auxquels le plancher bas participe.
Exigence opposable à Terres-de-Caux : R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de l'isolation du plancher bas qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.