Le gisement local se lit dans les mêmes données : 333 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, environ 82 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CC des Sources de l'Orne. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Tanville, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Reste le financement du solde : sur le cas type à Tanville, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la sortie d'une étiquette F ou G à Tanville, élargir la consultation à l'ensemble du département (Orne) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la sortie d'une étiquette F ou G traite 45 à 65 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Tanville, en zone H1a, cela ramène 12 355 à 17 845 kWh par an, valorisés 1 327 € à 1 917 € au tarif conventionnel 2026.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 236 550 € à 473 100 € à Tanville, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le palier de classes se calcule avant de signer : à Tanville, l'assiette double presque entre le scénario à deux classes (30 000 € HT) et celui à trois (40 000 € HT). Sur un poste de 2 365 500 € comme la sortie de passoire, cet écart justifie souvent d'ajouter un lot plutôt que de s'arrêter au minimum.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 2 365 500 € pour la sortie d'une étiquette F ou G à Tanville, soit 118 275 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que l'atteinte d'une étiquette D au minimum soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 35 DPE publiés par l'ADEME à Tanville, soit 333 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un accompagnateur agréé et un groupement RGE, dont l'intervention sur la sortie d'une étiquette F ou G dure quatre à huit mois, audit compris.
La part de propriétaires occupants — 78 % à Tanville — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la sortie d'une étiquette F ou G, soit environ 82 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.