Sur ce territoire, la zone climatique fixe la température de base retenue au dimensionnement et pèse directement sur la puissance installée. On relève 1.90 personne(s) par logement, 90 % de maisons individuelles, un rattachement intercommunal à CA Ventoux-Comtat-Venaissin (COVE), en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Suzette est crédible.
Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Suzette, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 150 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
À l'échelle intercommunale, à Suzette relève de CA Ventoux-Comtat-Venaissin (COVE). Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur l'installation d'une pompe à chaleur air/eau et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.
Planning réaliste à Suzette : deux à quatre jours d'intervention pour un frigoriste RGE QualiPAC sur l'installation d'une pompe à chaleur air/eau. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.
L'écueil le plus coûteux reste le dimensionnement recopié sur la puissance de l'ancienne chaudière. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 900 € à 1 800 € sur le chiffrage retenu à Suzette — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 15 DPE publiés par l'ADEME à Suzette, soit 254 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un frigoriste RGE QualiPAC, dont l'intervention sur l'installation d'une pompe à chaleur air/eau dure deux à quatre jours.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : l'installation d'une pompe à chaleur air/eau traite 35 à 55 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Suzette, en zone H3, cela ramène 6 809 à 10 700 kWh par an, valorisés 731 € à 1 149 € au tarif conventionnel 2026.
Trois pièces décident du versement à Suzette : le devis portant un SCOP ≥ 4 à 55 °C de température de départ, l'attestation RGE de un frigoriste RGE QualiPAC et la fiche d'équilibrage hydraulique des émetteurs. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Le choix du scénario change l'assiette : à Suzette, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec la PAC air/eau chiffré autour de 9 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.