Le cas de référence retenu ici porte sur 115 m², en zone H2b : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 200 kWh par an, soit près de 1 530 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Surfonds, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Trois pièces décident du versement à Surfonds : le devis portant R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé, l'attestation RGE de un isolateur intervenant en sous-sol et le contrôle de continuité en périphérie. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Rapporté au plan de financement, le plancher bas représente de l'ordre de 7 % du montant plafonné retenu à Surfonds. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 2 320 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 1 305 €.
L'écart entre profils est considérable à Surfonds : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour l'isolation du plancher bas, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Une moyenne de 2.44 personne(s) par logement à Surfonds : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de l'isolation du plancher bas avec le reste du bouquet.
Solde du dossier à Surfonds : la pièce déterminante est le contrôle de continuité en périphérie. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
La séquence prime sur la vitesse : l'isolation du plancher bas occupe un isolateur intervenant en sous-sol durant deux à quatre jours à Surfonds. Son positionnement dans le calendrier — après l'audit, avant la mise en service — conditionne la qualité des interfaces entre lots bien plus que le choix de l'entreprise.
Sur le cas type retenu à Surfonds — 115 m² en zone H2b — l'isolation du plancher bas porte sur environ 58 m² de sous-face. Au prix de marché observé, 30 à 70 € par m² de sous-face, le poste ressort entre 1 740 € et 4 060 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.