Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Supt, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 480 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le poids du logement collectif et des façades contraintes détermine la part de projets orientés vers l'intérieur à Supt. On relève 91 % de propriétaires occupants, 57 résidences principales recensées, 16 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Supt est crédible.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Supt relève de la zone H1c, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de l'isolation par l'intérieur s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 1.93 personne(s) par logement en moyenne à Supt, ce qui fixe la base de calcul à 100 m². L'isolation par l'intérieur se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Le critère à écrire noir sur blanc dans le devis pour l'isolation par l'intérieur à Supt est R ≥ 3,7 m².K/W avec pare-vapeur continu. Sans cette mention, ni l'aide ni le certificat d'économies d'énergie ne sont sécurisés, et le contrôle sur site peut conduire à un refus de versement du solde.
Statut d'occupation à Supt : 52 logements occupés par leur propriétaire, soit 91 % du parc. La décision d'engager l'isolation par l'intérieur y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : l'isolation par l'intérieur traite 12 à 22 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Supt, en zone H1c, cela ramène 3 011 à 5 520 kWh par an, valorisés 323 € à 593 € au tarif conventionnel 2026.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : le pare-vapeur percé par les boîtiers électriques oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 950 € à 1 900 € à Supt, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le solde se finance : à Supt, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand l'ITI contribue déjà à 1 480 € d'économie annuelle attendue.