Le poids du parc collectif indique le nombre de bâtiments concernés par une procédure d'assemblée générale, et les données de Strasbourg le montrent nettement. On relève 291 313 habitants, 103 436 diagnostics publiés par l'ADEME, 7 % de maisons individuelles, en zone climatique H1b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Strasbourg est crédible.
Côté éligibilité : pour « rénovation d'ampleur copropriété à Strasbourg », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Base ADEME : 103 436 diagnostics enregistrés à Strasbourg, soit un taux de 732 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un maître d'œuvre mandaté par le syndicat est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour un programme voté en assemblée générale (dix-huit à trente mois, études comprises).
Trésorerie du projet à Strasbourg : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle auxquels le programme collectif participe.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Strasbourg : que un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle figure au devis, que un maître d'œuvre mandaté par le syndicat soit qualifié RGE à la date de signature, et que la levée des réserves lot par lot soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
Point de vigilance financier à Strasbourg : un audit trop ancien au moment du dépôt du dossier. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 2 524 500 € à 5 049 000 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Statut d'occupation à Strasbourg : 37 852 logements occupés par leur propriétaire, soit 27 % du parc. La décision d'engager un programme voté en assemblée générale y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Le choix du scénario change l'assiette : à Strasbourg, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le programme collectif chiffré autour de 25 245 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Strasbourg, le gaz couvre 45 % du parc, le fioul 3 %, l'électricité 24 %. Un programme voté en assemblée générale s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.