Les données publiques dessinent un gisement précis : 508 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 24 % du parc, de l'ordre de 2 050 maisons individuelles, 317 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Soullans, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
L'ancienneté du parc conditionne la part de logements relevant de ces précautions constructives, et les données de Soullans le montrent nettement. On relève 98 % de maisons individuelles, 2.22 personne(s) par logement, 663 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H2b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Soullans est crédible.
L'écart entre profils est considérable à Soullans : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Exigence opposable à Soullans : une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible). Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 663 DPE publiés par l'ADEME à Soullans, soit 317 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un artisan formé aux enduits chaux-chanvre, dont l'intervention sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 dure dix à seize semaines.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 chiffré 23 595 € TTC à Soullans, cela correspond à environ 1 230 € de taxe, contre le triple au taux normal.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Soullans, sur une base de 110 m² en zone H2b, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 représente de l'ordre de 121 m² de mur en pierre ou pan de bois. Multiplié par un prix unitaire de 130 à 260 €, on obtient une fourchette de 15 730 € à 31 460 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Soullans, le gaz couvre 16 % du parc, le fioul 9 %, l'électricité 65 %. La rénovation d'un bâti antérieur à 1948 s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 2 360 € à 4 719 € à Soullans, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.