Reste le financement du solde : sur le cas type à Sorgues, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 270 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Les données publiques dessinent un gisement précis : 2 602 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 31 % du parc, 445 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, environ 4 671 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Sorgues, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Solde du dossier à Sorgues : la pièce déterminante est la note de dimensionnement postérieure à l'isolation. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Trésorerie du projet à Sorgues : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 270 € d'économie annuelle auxquels le bouquet maison participe.
Base ADEME : 3 711 diagnostics enregistrés à Sorgues, soit un taux de 445 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à une entreprise générale ou un groupement d'artisans RGE est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour le traitement complet de l'enveloppe d'une maison (huit à quatorze semaines).
Le choix du scénario change l'assiette : à Sorgues, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le bouquet maison chiffré autour de 71 500 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Amortissement à Sorgues : le poste de 71 500 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 3 575 € par an. Encore faut-il que un métré contradictoire des quatre parois déperditives reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
L'écueil le plus coûteux reste le générateur commandé avant le calcul de déperditions après travaux. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 7 150 € à 14 300 € sur le chiffrage retenu à Sorgues — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Énergie de chauffage en place : 31 % du parc reste au gaz ou au fioul à Sorgues, soit près de 2 602 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par le traitement complet de l'enveloppe d'une maison, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.