à Sorgues, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève 56 % de propriétaires occupants, 3 711 diagnostics publiés par l'ADEME, 8 341 résidences principales recensées, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Sorgues est crédible.
Nous raisonnons à Sorgues sur un logement de 110 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 11 800 kWh par an, soit près de 1 270 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Rapporté au plan de financement, le logement loué représente de l'ordre de 202256 % du montant plafonné retenu à Sorgues. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 32 000 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 18 000 €.
La part de propriétaires occupants — 56 % à Sorgues — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la remise à niveau d'un logement mis en location, soit environ 4 671 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Le critère à écrire noir sur blanc dans le devis pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Sorgues est les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé. Sans cette mention, ni l'aide ni le certificat d'économies d'énergie ne sont sécurisés, et le contrôle sur site peut conduire à un refus de versement du solde.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 3 711 DPE publiés par l'ADEME à Sorgues, soit 445 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un opérateur agréé par l'Anah, dont l'intervention sur la remise à niveau d'un logement mis en location dure cinq à neuf mois.
L'écart entre profils est considérable à Sorgues : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
À la réception à Sorgues, le document déterminant est le constat de décence après travaux. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 2 602 logements à Sorgues sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 31 % du parc. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.