Le nombre de résidences principales concernées donne l'ordre de grandeur du parc à ventiler après isolation à Solliès-Ville. On relève 82 % de maisons individuelles, 2 504 habitants, 304 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Solliès-Ville est crédible.
Le chiffrage type publié sur cette page part de 110 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 11 800 kWh par an, soit près de 1 270 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.26 personne(s) par résidence principale à Solliès-Ville, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 110 m², que la pose d'une ventilation mécanique doit être dimensionné.
Point de vigilance financier à Solliès-Ville : des gaines souples écrasées, qui divisent le débit réel par deux. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 540 € à 1 080 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Base ADEME : 304 diagnostics enregistrés à Solliès-Ville, soit un taux de 275 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un ventiliste RGE est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour la pose d'une ventilation mécanique (trois à cinq jours).
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Solliès-Ville, en zone H3, la base conventionnelle retenue est de 195 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la pose d'une ventilation mécanique et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Sur le cas type retenu à Solliès-Ville — 110 m² en zone H3 — la pose d'une ventilation mécanique porte sur environ 4 bouche d'extraction. Au prix de marché observé, 900 à 1 800 € par bouche d'extraction, le poste ressort entre 3 600 € et 7 200 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
L'écart entre profils est considérable à Solliès-Ville : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la pose d'une ventilation mécanique, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Amortissement à Solliès-Ville : le poste de 5 400 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 270 € par an. Encore faut-il que un rendement d'échangeur ≥ 85 % en double flux reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.