Le cas de référence retenu ici porte sur 110 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 11 800 kWh par an, soit près de 1 270 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Côté éligibilité : pour « isolation par l'intérieur à Solliès-Ville », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le parc local commande la faisabilité : sur 1 107 résidences principales, on estime 904 maisons individuelles (82 %) à Solliès-Ville. La perte de surface habitable, de 6 à 12 cm par mur traité y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour l'isolation par l'intérieur.
Base ADEME : 304 diagnostics enregistrés à Solliès-Ville, soit un taux de 275 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un plaquiste RGE est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour l'isolation par l'intérieur (deux à quatre semaines).
Sur la facture, ce poste vaut 277 € à 507 € par an à Solliès-Ville : l'isolation par l'intérieur couvre 12 à 22 % des consommations, soit 4 720 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H3.
Combien de m² de mur intérieur exactement ? À Solliès-Ville, le logement de référence de 110 m² situé en zone H3 en compte environ 105 pour l'isolation par l'intérieur. La dépense attendue s'établit dès lors entre 7 350 € et 13 650 € TTC (70–130 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de l'isolation par l'intérieur. À Solliès-Ville, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
L'écueil le plus coûteux reste le pare-vapeur percé par les boîtiers électriques. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 1 050 € à 2 100 € sur le chiffrage retenu à Solliès-Ville — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Exigence opposable à Solliès-Ville : R ≥ 3,7 m².K/W avec pare-vapeur continu. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de l'isolation par l'intérieur qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.