La part de maisons individuelles conditionne directement le nombre de projets décidables sans assemblée générale, et les données de Sarzay le montrent nettement. On relève 90 % de propriétaires occupants, 97 % de maisons individuelles, 145 résidences principales recensées, en zone climatique H1b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Sarzay est crédible.
Nous raisonnons à Sarzay sur un logement de 105 m², en zone H1b : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 400 kWh par an, soit près de 1 550 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Sarzay, le bouquet maison en absorbe environ 171 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.
Sur la facture, ce poste vaut 1 265 € à 1 828 € par an à Sarzay : le traitement complet de l'enveloppe d'une maison couvre 45 à 65 % des consommations, soit 17 018 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H1b.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.08 personne(s) par résidence principale à Sarzay, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 105 m², que le traitement complet de l'enveloppe d'une maison doit être dimensionné.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, le traitement complet de l'enveloppe d'une maison à Sarzay suppose un métré contradictoire des quatre parois déperditives maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 68 250 € revient à 3 413 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
L'écueil le plus coûteux reste le générateur commandé avant le calcul de déperditions après travaux. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 6 825 € à 13 650 € sur le chiffrage retenu à Sarzay — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Sarzay : que un métré contradictoire des quatre parois déperditives figure au devis, que une entreprise générale ou un groupement d'artisans RGE soit qualifié RGE à la date de signature, et que la note de dimensionnement postérieure à l'isolation soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
Sur le cas type retenu à Sarzay — 105 m² en zone H1b — le traitement complet de l'enveloppe d'une maison porte sur environ 273 m² de surface déperditive. Au prix de marché observé, 180 à 320 € par m² de surface déperditive, le poste ressort entre 49 140 € et 87 360 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.