Sur ce territoire, l'ancienneté du parc conditionne la part de logements relevant de ces précautions constructives. On relève 402 résidences principales recensées, 97 % de maisons individuelles, 88 % de propriétaires occupants, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Salins est crédible.
Le revenu fiscal de référence commande la suite : pour « rénover une maison ancienne à Salins », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Point de vigilance financier à Salins : un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 2 691 € à 5 382 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Salins. Le bâti ancien pesant environ 26 910 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Planning réaliste à Salins : dix à seize semaines d'intervention pour un artisan formé aux enduits chaux-chanvre sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Salins relève de la zone H1a, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Une moyenne de 2.90 personne(s) par logement à Salins : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 avec le reste du bouquet.
Trésorerie du projet à Salins : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 850 € d'économie annuelle auxquels le bâti ancien participe.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 facturé 26 910 € TTC à Salins supporte 1 403 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.