Reste le financement du solde : sur le cas type à Saint-Jean-de-Moirans, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le cas de référence retenu ici porte sur 115 m², en zone H1c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 800 kWh par an, soit près de 1 700 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Combien de logements concernés ? À Saint-Jean-de-Moirans, 534 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (37 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que la remise à niveau d'un logement mis en location produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1c applicable à Saint-Jean-de-Moirans correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la remise à niveau d'un logement mis en location rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Situer le projet dans son département : à Saint-Jean-de-Moirans, en Isère, les mêmes barèmes nationaux s'appliquent, mais les prix d'entreprise et les délais varient d'un bassin à l'autre. Consulter trois devis sur la remise à niveau d'un logement mis en location dans ce périmètre reste la seule façon d'objectiver le coût.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Saint-Jean-de-Moirans, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 700 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Saint-Jean-de-Moirans, la part de maisons atteint 75 % du parc (1 082 logements). Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cela signifie que la vacance du logement pendant les travaux lourds conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
L'écueil le plus coûteux reste un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 1 728 600 € à 3 457 200 € sur le chiffrage retenu à Saint-Jean-de-Moirans — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Saint-Jean-de-Moirans, le gaz couvre 35 % du parc, le fioul 2 %, l'électricité 54 %. La remise à niveau d'un logement mis en location s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.