Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Saint-Didier, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 270 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : environ 742 logements occupés par leur propriétaire, 337 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, de l'ordre de 866 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Saint-Didier, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H3 applicable à Saint-Didier correspond à une base de 195 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la remise à niveau d'un logement mis en location rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Une moyenne de 2.28 personne(s) par logement à Saint-Didier : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de la remise à niveau d'un logement mis en location avec le reste du bouquet.
À l'échelle intercommunale, à Saint-Didier relève de CA Ventoux-Comtat-Venaissin (COVE). Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur la remise à niveau d'un logement mis en location et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.
La part de propriétaires occupants — 77 % à Saint-Didier — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la remise à niveau d'un logement mis en location, soit environ 742 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Amortissement à Saint-Didier : le poste de 13 467 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 673 350 € par an. Encore faut-il que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Saint-Didier, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 270 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Saint-Didier, sur une base de 110 m² en zone H3, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 402 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 8 844 000 € à 18 090 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.