Les données publiques dessinent un gisement précis : environ 10 946 logements occupés par leur propriétaire, 737 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, de l'ordre de 5 287 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Saint-Denis, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées, et les données de Saint-Denis le montrent nettement. On relève 24 % de propriétaires occupants, environ 12 801 logements chauffés au gaz ou au fioul, 34 171 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Saint-Denis est crédible.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 5 187 500 € pour la sortie d'une étiquette F ou G à Saint-Denis, soit 259 375 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que l'atteinte d'une étiquette D au minimum soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
La logistique dépend de la densité : 149 077 habitants pour 46 380 résidences principales à Saint-Denis. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à la sortie d'une étiquette F ou G, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
Qui décide, et donc qui finance : 24 % de propriétaires occupants à Saint-Denis, soit environ 10 946 logements. Pour la sortie d'une étiquette F ou G, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1a applicable à Saint-Denis correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la sortie d'une étiquette F ou G rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 3.21 personne(s) par logement en moyenne à Saint-Denis, ce qui fixe la base de calcul à 130 m². La sortie d'une étiquette F ou G se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 737 DPE pour 1 000 résidences principales à Saint-Denis (34 171 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un accompagnateur agréé et un groupement RGE et donc la date de démarrage possible pour la sortie d'une étiquette F ou G.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Saint-Denis, la sortie de passoire en absorbe environ 12969 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.