à Saint-Chéron, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève environ 1 116 logements chauffés au gaz ou au fioul, 2.39 personne(s) par logement, un rattachement intercommunal à CC le Dourdannais en Hurepoix (CCDH), en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Saint-Chéron est crédible.
Le chiffrage type publié sur cette page part de 115 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 800 kWh par an, soit près de 1 700 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le parc local commande la faisabilité : sur 2 150 résidences principales, on estime 1 559 maisons individuelles (73 %) à Saint-Chéron. La vacance du logement pendant les travaux lourds y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Saint-Chéron, sur une base de 115 m² en zone H1a, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 768 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 16 896 000 € à 34 560 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Mix de chauffage à Saint-Chéron : 41 % d'électricité, 50 % de gaz, 2 % de fioul, 3 % de bois et 4 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de la remise à niveau d'un logement mis en location : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
Combien de logements concernés ? À Saint-Chéron, 1 116 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (52 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que la remise à niveau d'un logement mis en location produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 2 572 800 € à 5 145 600 € à Saint-Chéron, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.39 personne(s) par logement en moyenne à Saint-Chéron, ce qui fixe la base de calcul à 115 m². La remise à niveau d'un logement mis en location se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la remise à niveau d'un logement mis en location à Saint-Chéron suppose les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 25 728 000 € revient à 1 286 400 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.