Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Saint-Chamant, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Sur ce territoire, la zone climatique fixe la résistance thermique cible en toiture, poste dominant du bilan de déperdition. On relève 76 diagnostics publiés par l'ADEME, 2.00 personne(s) par logement, 98 % de maisons individuelles, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Saint-Chamant est crédible.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 3 150 € pour l'isolation des combles à Saint-Chamant, soit 158 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que R ≥ 7 m².K/W en combles perdus, R ≥ 6 en rampants soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour l'isolation des combles à Saint-Chamant, élargir la consultation à l'ensemble du département (Corrèze) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
Trois pièces décident du versement à Saint-Chamant : le devis portant R ≥ 7 m².K/W en combles perdus, R ≥ 6 en rampants, l'attestation RGE de un isolateur RGE et les repères de hauteur d'isolant soufflé. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Sur le cas type retenu à Saint-Chamant — 105 m² en zone H2c — l'isolation des combles porte sur environ 63 m² de plancher de combles. Au prix de marché observé, 25 à 75 € par m² de plancher de combles, le poste ressort entre 1 575 € et 4 725 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Le parc local commande la faisabilité : sur 234 résidences principales, on estime 229 maisons individuelles (98 %) à Saint-Chamant. La ventilation de la sous-face de couverture y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour l'isolation des combles.
La part de propriétaires occupants — 80 % à Saint-Chamant — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation des combles, soit environ 188 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Saint-Chamant relève de la zone H2c, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de l'isolation des combles s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.