Nous raisonnons à Saint-Benoît sur un logement de 100 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 10 700 kWh par an, soit près de 1 150 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Côté éligibilité : pour « rénovation d'ampleur copropriété à Saint-Benoît », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Saint-Benoît relève de la zone H3, dont la base conventionnelle atteint 195 kWh/m²/an. Le temps de retour de un programme voté en assemblée générale s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Côté performance, un programme voté en assemblée générale pèse pour 35 à 55 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Saint-Benoît en zone H3, cela représente entre 6 809 et 10 700 kWh évités par an, soit 731 € à 1 149 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
L'écart entre profils est considérable à Saint-Benoît : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour un programme voté en assemblée générale, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 1.93 personne(s) par résidence principale à Saint-Benoît, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 100 m², que un programme voté en assemblée générale doit être dimensionné.
La part de propriétaires occupants — 85 % à Saint-Benoît — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur un programme voté en assemblée générale, soit environ 73 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Le choix du scénario change l'assiette : à Saint-Benoît, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le programme collectif chiffré autour de 231 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Trésorerie du projet à Saint-Benoît : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 150 € d'économie annuelle auxquels le programme collectif participe.