Les données publiques dessinent un gisement précis : environ 42 logements occupés par leur propriétaire, de l'ordre de 47 maisons individuelles, 250 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Rougon, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Sur ce territoire, la part de logements encore chauffés au gaz ou au fioul mesure directement le gisement de substitution. On relève 84 % de maisons individuelles, un rattachement intercommunal à CC Alpes-Provence-Verdon "Sources de lumière", 115 habitants, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Rougon est crédible.
Amortissement à Rougon : le poste de 15 500 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 775 € par an. Encore faut-il que un générateur décarboné dimensionné après isolation reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Quatre barèmes, quatre plans de financement à Rougon : 32 000 € (bleu), 24 000 € (jaune), 18 000 € (violet) et 4 000 € (rose) sur 40 000 € HT. Le chiffrage de la dépose d'une chaudière fioul ou gaz ne prend son sens qu'une fois cette catégorie déterminée.
Le palier de classes se calcule avant de signer : à Rougon, l'assiette double presque entre le scénario à deux classes (30 000 € HT) et celui à trois (40 000 € HT). Sur un poste de 15 500 € comme la sortie du fossile, cet écart justifie souvent d'ajouter un lot plutôt que de s'arrêter au minimum.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la dépose d'une chaudière fioul ou gaz. À Rougon, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Point de vigilance financier à Rougon : la conservation d'un réseau haute température qui plombe le rendement. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 1 550 € à 3 100 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
La part de propriétaires occupants — 75 % à Rougon — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la dépose d'une chaudière fioul ou gaz, soit environ 42 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Trésorerie du projet à Rougon : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 210 € d'économie annuelle auxquels la sortie du fossile participe.