à Rosis, la densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées. On relève 1.77 personne(s) par logement, 76 % de propriétaires occupants, 279 habitants, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Rosis est crédible.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Rosis, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 330 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 211 650 € à 423 300 € sur le chiffrage retenu à Rosis — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Calendrier administratif à Rosis : dépôt du dossier, accord préalable, puis travaux — jamais l'inverse. Engager la sortie d'une étiquette F ou G avant l'accord fait perdre l'intégralité de l'aide, soit jusqu'à 32 000 €, sans recours possible.
Le solde se finance : à Rosis, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand la sortie de passoire contribue déjà à 1 330 € d'économie annuelle attendue.
Côté performance, la sortie d'une étiquette F ou G pèse pour 45 à 65 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Rosis en zone H2c, cela représente entre 10 145 et 14 655 kWh évités par an, soit 1 090 € à 1 574 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2c applicable à Rosis correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la sortie d'une étiquette F ou G rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 297 DPE pour 1 000 résidences principales à Rosis (47 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un accompagnateur agréé et un groupement RGE et donc la date de démarrage possible pour la sortie d'une étiquette F ou G.
La part de propriétaires occupants — 76 % à Rosis — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la sortie d'une étiquette F ou G, soit environ 120 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.