Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Riec-sur-Bélon, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Sur ce territoire, la part de logements encore chauffés au gaz ou au fioul mesure directement le gisement de substitution. On relève 2.01 personne(s) par logement, 4 376 habitants, 81 % de propriétaires occupants, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Riec-sur-Bélon est crédible.
Le parc local commande la faisabilité : sur 2 178 résidences principales, on estime 2 015 maisons individuelles (93 %) à Riec-sur-Bélon. La dépose de la cuve ou l'abandon du branchement gaz y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la dépose d'une chaudière fioul ou gaz.
Combien de logement chauffé au fossile exactement ? À Riec-sur-Bélon, le logement de référence de 105 m² situé en zone H2a en compte environ 608 pour la dépose d'une chaudière fioul ou gaz. La dépense attendue s'établit dès lors entre 7 296 000 € et 11 552 000 € TTC (12 000–19 000 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Riec-sur-Bélon : que un générateur décarboné dimensionné après isolation figure au devis, que un chauffagiste RGE soit qualifié RGE à la date de signature, et que le certificat de neutralisation de cuve ou de résiliation du branchement soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Riec-sur-Bélon, en zone H2a, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la dépose d'une chaudière fioul ou gaz et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Dans l'ordonnancement du chantier à Riec-sur-Bélon, la dépose d'une chaudière fioul ou gaz mobilise un chauffagiste RGE pendant trois à six jours. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la dépose d'une chaudière fioul ou gaz traite 40 à 60 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Riec-sur-Bélon, en zone H2a, cela ramène 9 455 à 14 182 kWh par an, valorisés 1 015 € à 1 523 € au tarif conventionnel 2026.
Énergie de chauffage en place : 28 % du parc reste au gaz ou au fioul à Riec-sur-Bélon, soit près de 608 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par la dépose d'une chaudière fioul ou gaz, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.