La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné, et les données de Riantec le montrent nettement. On relève 978 diagnostics publiés par l'ADEME, 5 865 habitants, 87 % de maisons individuelles, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Riantec est crédible.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Riantec, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Riantec. Le logement loué pesant environ 37 922 000 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Amortissement à Riantec : le poste de 37 922 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 1 896 100 € par an. Encore faut-il que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 94805 % du plafond applicable à Riantec pour le logement loué. Traduit en aide effective, cela donne 32 000 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 18 000 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Ne signez rien avant l'accord : sur la remise à niveau d'un logement mis en location à Riantec, l'antériorité du dossier est une condition d'éligibilité, pas une formalité. L'enjeu se chiffre à 32 000 € pour un profil très modeste et 18 000 € pour un profil intermédiaire.
Combien de logements concernés ? À Riantec, 1 786 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (64 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que la remise à niveau d'un logement mis en location produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
Le parc local commande la faisabilité : sur 2 804 résidences principales, on estime 2 442 maisons individuelles (87 %) à Riantec. La vacance du logement pendant les travaux lourds y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
Planning réaliste à Riantec : cinq à neuf mois d'intervention pour un opérateur agréé par l'Anah sur la remise à niveau d'un logement mis en location. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.