Sur ce territoire, l'ancienneté du parc conditionne la part de logements relevant de ces précautions constructives. On relève 291 diagnostics publiés par l'ADEME, 2.45 personne(s) par logement, 966 résidences principales recensées, en zone climatique H2b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Riaillé est crédible.
Le revenu fiscal de référence commande la suite : pour « rénover une maison ancienne à Riaillé », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Amortissement à Riaillé : le poste de 24 765 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 1 238 € par an. Encore faut-il que une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Solde du dossier à Riaillé : la pièce déterminante est le relevé d'humidité des maçonneries avant fermeture. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Dans l'ordonnancement du chantier à Riaillé, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 mobilise un artisan formé aux enduits chaux-chanvre pendant dix à seize semaines. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 301 DPE pour 1 000 résidences principales à Riaillé (291 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un artisan formé aux enduits chaux-chanvre et donc la date de démarrage possible pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Riaillé, sur une base de 115 m² en zone H2b, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 représente de l'ordre de 127 m² de mur en pierre ou pan de bois. Multiplié par un prix unitaire de 130 à 260 €, on obtient une fourchette de 16 510 € à 33 020 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Riaillé, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 530 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Sur la facture, ce poste vaut 971 € à 1 525 € par an à Riaillé : la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 couvre 35 à 55 % des consommations, soit 14 200 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2b.