Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Riaillé, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Sur ce territoire, le nombre de classes visé dépend de l'état de départ du parc local. On relève 93 % de maisons individuelles, un rattachement intercommunal à CC du Pays d'Ancenis, 2 365 habitants, en zone climatique H2b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Riaillé est crédible.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Riaillé : que un calcul 3CL-DPE avant et après travaux par le même opérateur figure au devis, que un auditeur énergétique qualifié soit qualifié RGE à la date de signature, et que le rapport d'audit après travaux et l'attestation de fin de travaux soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
Trésorerie du projet à Riaillé : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle auxquels le saut de classes participe.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 291 DPE publiés par l'ADEME à Riaillé, soit 301 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un auditeur énergétique qualifié, dont l'intervention sur un scénario de gain de classes, de deux à quatre dure six à dix mois du diagnostic à la réception.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Riaillé, la part de maisons atteint 93 % du parc (902 logements). Pour un scénario de gain de classes, de deux à quatre, cela signifie que l'atteinte du seuil de classe, qui se joue parfois à quelques kWh conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
L'écart entre profils est considérable à Riaillé : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour un scénario de gain de classes, de deux à quatre, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur un scénario de gain de classes, de deux à quatre chiffré 66 000 € TTC à Riaillé, cela correspond à environ 3 441 € de taxe, contre le triple au taux normal.
La part de propriétaires occupants — 73 % à Riaillé — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur un scénario de gain de classes, de deux à quatre, soit environ 702 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.