Le montant réellement perçu dépend de la catégorie de ressources : pour « remplacement chaudière fioul ou gaz à Retiers », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
La part de logements encore chauffés au gaz ou au fioul mesure directement le gisement de substitution à Retiers. On relève 72 % de propriétaires occupants, 4 566 habitants, environ 488 logements chauffés au gaz ou au fioul, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Retiers est crédible.
À la réception à Retiers, le document déterminant est le certificat de neutralisation de cuve ou de résiliation du branchement. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Le choix du scénario change l'assiette : à Retiers, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec la sortie du fossile chiffré autour de 7 564 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Mix de chauffage à Retiers : 67 % d'électricité, 7 % de gaz, 19 % de fioul, 5 % de bois et 0 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de la dépose d'une chaudière fioul ou gaz : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la dépose d'une chaudière fioul ou gaz à Retiers suppose un générateur décarboné dimensionné après isolation maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 7 564 000 € revient à 378 200 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Trois pièces décident du versement à Retiers : le devis portant un générateur décarboné dimensionné après isolation, l'attestation RGE de un chauffagiste RGE et le certificat de neutralisation de cuve ou de résiliation du branchement. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
La part de propriétaires occupants — 72 % à Retiers — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la dépose d'une chaudière fioul ou gaz, soit environ 1 343 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Énergie de chauffage en place : 26 % du parc reste au gaz ou au fioul à Retiers, soit près de 488 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par la dépose d'une chaudière fioul ou gaz, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.