Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Retiers, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : un bassin de travaux structuré autour de CC Roche aux Fées Communauté, 330 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, 488 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 26 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Retiers, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Qui décide, et donc qui finance : 72 % de propriétaires occupants à Retiers, soit environ 1 343 logements. Pour l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Retiers, le CET en absorbe environ 6 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 1 080 € à 1 920 € selon la catégorie de ressources.
Combien de logements concernés ? À Retiers, 488 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (26 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
Trésorerie du projet à Retiers : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle auxquels le CET participe.
Combien de litre de capacité exactement ? À Retiers, le logement de référence de 115 m² situé en zone H2a en compte environ 200 pour l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique. La dépense attendue s'établit dès lors entre 1 800 € et 3 000 € TTC (9–15 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.43 personne(s) par résidence principale à Retiers, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 115 m², que l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique doit être dimensionné.
Le parc local commande la faisabilité : sur 1 878 résidences principales, on estime 1 647 maisons individuelles (88 %) à Retiers. Un volume de local non chauffé d'au moins 20 m³ en air ambiant y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique.