Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Rémilly, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné, et les données de Rémilly le montrent nettement. On relève 100 % de maisons individuelles, 29 diagnostics publiés par l'ADEME, 157 habitants, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Rémilly est crédible.
Guichet compétent : CC Bazois Loire Morvan, dont dépend le territoire à Rémilly. C'est à ce niveau que se vérifient les compléments locaux mobilisables sur la remise à niveau d'un logement mis en location — ils ne remplacent pas MaPrimeRénov' mais réduisent le solde à financer.
Contexte urbain à Rémilly : 81 résidences principales pour 157 habitants. Sur la remise à niveau d'un logement mis en location, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Rémilly, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 550 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Rémilly, la part de maisons atteint 100 % du parc (81 logements). Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cela signifie que la vacance du logement pendant les travaux lourds conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Sur la facture, ce poste vaut 1 125 € à 1 687 € par an à Rémilly : la remise à niveau d'un logement mis en location couvre 40 à 60 % des consommations, soit 15 709 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H1c.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Rémilly, sur une base de 105 m² en zone H1c, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 35 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 770 000 € à 1 575 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la remise à niveau d'un logement mis en location facturé 1 172 500 € TTC à Rémilly supporte 61 126 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.