La part de logements collectifs mesure directement le volume de dossiers limités aux parties privatives à Reichstett. On relève 67 % de propriétaires occupants, 2 042 résidences principales recensées, un rattachement intercommunal à Eurométropole de Strasbourg, en zone climatique H1b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Reichstett est crédible.
Le cas de référence retenu ici porte sur 110 m², en zone H1b : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 100 kWh par an, soit près de 1 620 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : l'isolation intérieure posée sans traitement des retours de tableau oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 2 176 € à 4 352 € à Reichstett, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Contexte urbain à Reichstett : 2 042 résidences principales pour 4 732 habitants. Sur la rénovation des parties privatives d'un appartement, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
Rapporté au plan de financement, le lot privatif représente de l'ordre de 54 % du montant plafonné retenu à Reichstett. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 17 408 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 9 792 €.
Le choix du scénario change l'assiette : à Reichstett, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le lot privatif chiffré autour de 21 760 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Mix de chauffage à Reichstett : 36 % d'électricité, 40 % de gaz, 11 % de fioul, 3 % de bois et 11 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de la rénovation des parties privatives d'un appartement : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
Exigence opposable à Reichstett : la frontière contractuelle entre privatif et parties communes. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la rénovation des parties privatives d'un appartement qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 1 031 logements à Reichstett sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 51 % du parc. Pour la rénovation des parties privatives d'un appartement, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.