Reste le financement du solde : sur le cas type à Poillé-sur-Vègre, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Reste la question du taux applicable : pour « rénovation d'ampleur copropriété à Poillé-sur-Vègre », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Statut d'occupation à Poillé-sur-Vègre : 196 logements occupés par leur propriétaire, soit 81 % du parc. La décision d'engager un programme voté en assemblée générale y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Combien de lot principal exactement ? À Poillé-sur-Vègre, le logement de référence de 115 m² situé en zone H2b en compte environ 40 pour un programme voté en assemblée générale. La dépense attendue s'établit dès lors entre 360 000 € et 960 000 € TTC (9 000–24 000 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.40 personne(s) par résidence principale à Poillé-sur-Vègre, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 115 m², que un programme voté en assemblée générale doit être dimensionné.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 1650 % du plafond applicable à Poillé-sur-Vègre pour le programme collectif. Traduit en aide effective, cela donne 32 000 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 18 000 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 59 DPE publiés par l'ADEME à Poillé-sur-Vègre, soit 244 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un maître d'œuvre mandaté par le syndicat, dont l'intervention sur un programme voté en assemblée générale dure dix-huit à trente mois, études comprises.
L'écueil le plus coûteux reste un audit trop ancien au moment du dépôt du dossier. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 66 000 € à 132 000 € sur le chiffrage retenu à Poillé-sur-Vègre — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
À l'échelle intercommunale, à Poillé-sur-Vègre relève de CC LBN Communauté. Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur un programme voté en assemblée générale et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.