À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : environ 1 699 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CA Morlaix Communauté, 280 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Plouigneau, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées à Plouigneau. On relève un rattachement intercommunal à CA Morlaix Communauté, 5 014 habitants, 97 % de maisons individuelles, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Plouigneau est crédible.
Base ADEME : 616 diagnostics enregistrés à Plouigneau, soit un taux de 280 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un accompagnateur agréé et un groupement RGE est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour la sortie d'une étiquette F ou G (quatre à huit mois, audit compris).
Le gisement de substitution est mesurable : environ 855 logements à Plouigneau sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 39 % du parc. Pour la sortie d'une étiquette F ou G, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
Mix de chauffage à Plouigneau : 51 % d'électricité, 23 % de gaz, 16 % de fioul, 10 % de bois et 0 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de la sortie d'une étiquette F ou G : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
Structure du parc de Plouigneau : 97 % de maisons individuelles, soit environ 2 128 logements sur 2 203 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour la sortie d'une étiquette F ou G, le poids réel de le calendrier locatif et la date d'effet du bail dans les projets déposés.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 199 200 € à 398 400 € sur le chiffrage retenu à Plouigneau — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
La séquence prime sur la vitesse : la sortie d'une étiquette F ou G occupe un accompagnateur agréé et un groupement RGE durant quatre à huit mois, audit compris à Plouigneau. Son positionnement dans le calendrier — après l'audit, avant la mise en service — conditionne la qualité des interfaces entre lots bien plus que le choix de l'entreprise.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Plouigneau, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 460 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.