Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Pléboulle, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : 258 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, environ 281 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CA Dinan Agglomération. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Pléboulle, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Pléboulle, sur une base de 110 m² en zone H2a, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 44 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 1 232 000 € à 2 420 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Sur la facture, ce poste vaut 1 195 € à 1 726 € par an à Pléboulle : la sortie d'une étiquette F ou G couvre 45 à 65 % des consommations, soit 16 073 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2a.
Qui décide, et donc qui finance : 87 % de propriétaires occupants à Pléboulle, soit environ 281 logements. Pour la sortie d'une étiquette F ou G, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la sortie d'une étiquette F ou G facturé 1 826 000 € TTC à Pléboulle supporte 95 194 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Structure du parc de Pléboulle : 97 % de maisons individuelles, soit environ 315 logements sur 325 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour la sortie d'une étiquette F ou G, le poids réel de le calendrier locatif et la date d'effet du bail dans les projets déposés.
Dans l'ordonnancement du chantier à Pléboulle, la sortie d'une étiquette F ou G mobilise un accompagnateur agréé et un groupement RGE pendant quatre à huit mois, audit compris. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 182 600 € à 365 200 € sur le chiffrage retenu à Pléboulle — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.