Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Peypin, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 270 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le niveau de reste à charge observé sur les cas types locaux détermine le montant de prêt réellement utile, et les données de Peypin le montrent nettement. On relève environ 334 logements chauffés au gaz ou au fioul, 2.37 personne(s) par logement, 78 % de propriétaires occupants, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Peypin est crédible.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un dossier déposé après la signature des devis, qui perd son éligibilité oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 600 € à 1 200 € à Peypin, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 579 DPE publiés par l'ADEME à Peypin, soit 237 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de une banque partenaire du dispositif, dont l'intervention sur le financement du reste à charge par éco-prêt dure quatre à huit semaines d'instruction.
Ne signez pas la réception sans le tableau d'amortissement rapproché de l'économie annuelle : c'est la pièce que l'instructeur exige à Peypin avant de libérer le solde, lequel peut représenter jusqu'à 32 000 € pour un profil bleu et 18 000 € pour un profil violet sur 40 000 € HT d'assiette.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Peypin compte 5 771 habitants et 2 438 logements principaux. Pour le financement du reste à charge par éco-prêt, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
Statut d'occupation à Peypin : 1 909 logements occupés par leur propriétaire, soit 78 % du parc. La décision d'engager le financement du reste à charge par éco-prêt y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Le choix du scénario change l'assiette : à Peypin, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec l'éco-PTZ chiffré autour de 6 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Peypin, le gaz couvre 8 % du parc, le fioul 6 %, l'électricité 76 %. Le financement du reste à charge par éco-prêt s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.