L'ancienneté du parc conditionne la part de logements relevant de ces précautions constructives, et les données de Peri le montrent nettement. On relève 70 % de propriétaires occupants, 150 diagnostics publiés par l'ADEME, 88 % de maisons individuelles, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Peri est crédible.
Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : de l'ordre de 790 maisons individuelles, un bassin de travaux structuré autour de CA du Pays Ajaccien, environ 630 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Peri, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Amortissement à Peri : le poste de 23 595 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 1 180 € par an. Encore faut-il que une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 facturé 23 595 € TTC à Peri supporte 1 230 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
À l'échelle intercommunale, à Peri relève de CA du Pays Ajaccien. Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.
Trésorerie du projet à Peri : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 270 € d'économie annuelle auxquels le bâti ancien participe.
L'écueil le plus coûteux reste un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 360 € à 4 719 € sur le chiffrage retenu à Peri — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Statut d'occupation à Peri : 630 logements occupés par leur propriétaire, soit 70 % du parc. La décision d'engager la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Planning réaliste à Peri : dix à seize semaines d'intervention pour un artisan formé aux enduits chaux-chanvre sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.