Le gisement local se lit dans les mêmes données : environ 376 836 logements occupés par leur propriétaire, de l'ordre de 10 154 maisons individuelles, un bassin de travaux structuré autour de Métropole du Grand Paris. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Paris, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Paris, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 480 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur le traitement complet de l'enveloppe d'une maison chiffré 65 000 € TTC à Paris, cela correspond à environ 3 389 € de taxe, contre le triple au taux normal.
L'écueil le plus coûteux reste le générateur commandé avant le calcul de déperditions après travaux. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 6 500 € à 13 000 € sur le chiffrage retenu à Paris — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Paris, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 480 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, le traitement complet de l'enveloppe d'une maison à Paris suppose un métré contradictoire des quatre parois déperditives maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 65 000 € revient à 3 250 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Solde du dossier à Paris : la pièce déterminante est la note de dimensionnement postérieure à l'isolation. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Paris, sur une base de 100 m² en zone H1a, le traitement complet de l'enveloppe d'une maison représente de l'ordre de 260 m² de surface déperditive. Multiplié par un prix unitaire de 180 à 320 €, on obtient une fourchette de 46 800 € à 83 200 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Côté performance, le traitement complet de l'enveloppe d'une maison pèse pour 45 à 65 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Paris en zone H1a, cela représente entre 11 291 et 16 309 kWh évités par an, soit 1 213 € à 1 752 € de facture en moins au tarif de référence 2026.