Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Paris 10e arrondissement, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 480 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le cas de référence retenu ici porte sur 100 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 800 kWh par an, soit près de 1 480 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 54 % du plafond applicable à Paris 10e arrondissement pour le bâti ancien. Traduit en aide effective, cela donne 17 160 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 9 653 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Le solde se finance : à Paris 10e arrondissement, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand le bâti ancien contribue déjà à 1 480 € d'économie annuelle attendue.
La structure énergétique locale (33 % gaz, 0 % fioul, 0 % réseau de chaleur à Paris 10e arrondissement) explique pourquoi la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 2 145 € à 4 290 € à Paris 10e arrondissement, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Dans l'ordonnancement du chantier à Paris 10e arrondissement, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 mobilise un artisan formé aux enduits chaux-chanvre pendant dix à seize semaines. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Côté performance, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 pèse pour 35 à 55 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Paris 10e arrondissement en zone H1a, cela représente entre 8 782 et 13 800 kWh évités par an, soit 943 € à 1 482 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
Statut d'occupation à Paris 10e arrondissement : 18 256 logements occupés par leur propriétaire, soit 38 % du parc. La décision d'engager la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.