La lecture du parc complète l'analyse : de l'ordre de 998 maisons individuelles, environ 855 logements occupés par leur propriétaire, 624 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 42 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Paimbœuf, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Sur ce territoire, l'ancienneté du parc conditionne la part de logements relevant de ces précautions constructives. On relève 3 045 habitants, un rattachement intercommunal à CC du Sud Estuaire, 2.07 personne(s) par logement, en zone climatique H2b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Paimbœuf est crédible.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 chiffré 22 620 € TTC à Paimbœuf, cela correspond à environ 1 179 € de taxe, contre le triple au taux normal.
L'écart entre profils est considérable à Paimbœuf : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Combien de logements concernés ? À Paimbœuf, 624 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (42 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
La part de propriétaires occupants — 58 % à Paimbœuf — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, soit environ 855 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Sur le cas type retenu à Paimbœuf — 105 m² en zone H2b — la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 porte sur environ 116 m² de mur en pierre ou pan de bois. Au prix de marché observé, 130 à 260 € par m² de mur en pierre ou pan de bois, le poste ressort entre 15 080 € et 30 160 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Situer le projet dans son département : à Paimbœuf, en Loire-Atlantique, les mêmes barèmes nationaux s'appliquent, mais les prix d'entreprise et les délais varient d'un bassin à l'autre. Consulter trois devis sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 dans ce périmètre reste la seule façon d'objectiver le coût.
Le choix du scénario change l'assiette : à Paimbœuf, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le bâti ancien chiffré autour de 22 620 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.