Sur ce territoire, la densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées. On relève 202 habitants, 96 % de maisons individuelles, 21 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Ornézan est crédible.
Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 105 m², en zone H2c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 000 kWh par an, soit près de 1 400 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 1 452 500 € pour la sortie d'une étiquette F ou G à Ornézan, soit 72 625 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que l'atteinte d'une étiquette D au minimum soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Sur la facture, ce poste vaut 1 142 € à 1 650 € par an à Ornézan : la sortie d'une étiquette F ou G couvre 45 à 65 % des consommations, soit 15 364 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2c.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 206 DPE pour 1 000 résidences principales à Ornézan (21 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un accompagnateur agréé et un groupement RGE et donc la date de démarrage possible pour la sortie d'une étiquette F ou G.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 3631 % du plafond applicable à Ornézan pour la sortie de passoire. Traduit en aide effective, cela donne 32 000 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 18 000 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Sur le cas type retenu à Ornézan — 105 m² en zone H2c — la sortie d'une étiquette F ou G porte sur environ 35 logement classé F ou G. Au prix de marché observé, 28 000 à 55 000 € par logement classé F ou G, le poste ressort entre 980 000 € et 1 925 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 145 250 € à 290 500 € à Ornézan, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Situer le projet dans son département : à Ornézan, en Gers, les mêmes barèmes nationaux s'appliquent, mais les prix d'entreprise et les délais varient d'un bassin à l'autre. Consulter trois devis sur la sortie d'une étiquette F ou G dans ce périmètre reste la seule façon d'objectiver le coût.