Le chiffrage type publié sur cette page part de 115 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 800 kWh par an, soit près de 1 700 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le gisement local se lit dans les mêmes données : 1 027 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 30 % du parc, environ 1 634 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CC Brie Nangissienne. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Nangis, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Mix de chauffage à Nangis : 28 % d'électricité, 28 % de gaz, 1 % de fioul, 1 % de bois et 42 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de la remise à niveau d'un logement mis en location : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 28 743 000 € pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Nangis, soit 1 437 150 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Le choix du scénario change l'assiette : à Nangis, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le logement loué chiffré autour de 28 743 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Une seule ligne du devis engage réellement l'entreprise : celle qui porte les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Nangis, exiger sa présence écrite vaut mieux que toute garantie orale, car c'est cette valeur que l'organisme instructeur contrôle avant de solder le dossier.
Le parc local commande la faisabilité : sur 3 483 résidences principales, on estime 1 797 maisons individuelles (52 %) à Nangis. La vacance du logement pendant les travaux lourds y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 71858 % du plafond applicable à Nangis pour le logement loué. Traduit en aide effective, cela donne 32 000 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 18 000 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
L'écueil le plus coûteux reste un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 874 300 € à 5 748 600 € sur le chiffrage retenu à Nangis — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.