La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné à Murianette. On relève 910 habitants, 66 diagnostics publiés par l'ADEME, 2.54 personne(s) par logement, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Murianette est crédible.
À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : environ 279 logements occupés par leur propriétaire, 184 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de Grenoble-Alpes-Métropole. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Murianette, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Murianette. Le logement loué pesant environ 4 857 500 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Planning réaliste à Murianette : cinq à neuf mois d'intervention pour un opérateur agréé par l'Anah sur la remise à niveau d'un logement mis en location. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.
Amortissement à Murianette : le poste de 4 857 500 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 242 875 € par an. Encore faut-il que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
L'écart entre profils est considérable à Murianette : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Point de vigilance financier à Murianette : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 485 750 € à 971 500 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Murianette, sur une base de 115 m² en zone H1c, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 145 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 3 190 000 € à 6 525 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la remise à niveau d'un logement mis en location traite 40 à 60 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Murianette, en zone H1c, cela ramène 11 491 à 17 236 kWh par an, valorisés 1 234 € à 1 851 € au tarif conventionnel 2026.