Reste le financement du solde : sur le cas type à Moydans, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 100 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « rénover une maison ancienne à Moydans », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Moydans, sur une base de 95 m² en zone H3, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 représente de l'ordre de 105 m² de mur en pierre ou pan de bois. Multiplié par un prix unitaire de 130 à 260 €, on obtient une fourchette de 13 650 € à 27 300 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Ne signez rien avant l'accord : sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 à Moydans, l'antériorité du dossier est une condition d'éligibilité, pas une formalité. L'enjeu se chiffre à 32 000 € pour un profil très modeste et 18 000 € pour un profil intermédiaire.
Planning réaliste à Moydans : dix à seize semaines d'intervention pour un artisan formé aux enduits chaux-chanvre sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.
L'écart entre profils est considérable à Moydans : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Périmètre de consultation conseillé pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 : Hautes-Alpes. Les entreprises RGE y interviennent couramment à Moydans, et l'écart de prix entre la première et la troisième offre dépasse fréquemment 20 % à prestation identique.
Point de vigilance financier à Moydans : un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 2 048 € à 4 095 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Trésorerie du projet à Moydans : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 100 € d'économie annuelle auxquels le bâti ancien participe.