Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Moutiers-au-Perche, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 480 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
à Moutiers-au-Perche, le poids du parc collectif indique le nombre de bâtiments concernés par une procédure d'assemblée générale. On relève 85 % de propriétaires occupants, un rattachement intercommunal à CC Coeur du Perche, 366 habitants, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Moutiers-au-Perche est crédible.
Qui décide, et donc qui finance : 85 % de propriétaires occupants à Moutiers-au-Perche, soit environ 162 logements. Pour un programme voté en assemblée générale, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Rapporté au plan de financement, le programme collectif représente de l'ordre de 495 % du montant plafonné retenu à Moutiers-au-Perche. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 32 000 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 18 000 €.
Le relais de proximité compte autant que le barème national : à Moutiers-au-Perche est rattachée à CC Coeur du Perche. Les conseillers France Rénov' de ce périmètre valident la cohérence du projet de un programme voté en assemblée générale et signalent les dispositifs locaux cumulables.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 48 DPE publiés par l'ADEME à Moutiers-au-Perche, soit 253 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un maître d'œuvre mandaté par le syndicat, dont l'intervention sur un programme voté en assemblée générale dure dix-huit à trente mois, études comprises.
Exigence opposable à Moutiers-au-Perche : un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de un programme voté en assemblée générale qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur un programme voté en assemblée générale chiffré 198 000 € TTC à Moutiers-au-Perche, cela correspond à environ 10 322 € de taxe, contre le triple au taux normal.
Amortissement à Moutiers-au-Perche : le poste de 198 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 9 900 € par an. Encore faut-il que un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.