La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné, et les données de Mouscardès le montrent nettement. On relève 119 résidences principales recensées, 82 % de propriétaires occupants, un rattachement intercommunal à CC Pays d'Orthe et Arrigans, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Mouscardès est crédible.
Le cas de référence retenu ici porte sur 110 m², en zone H2c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 600 kWh par an, soit près de 1 460 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Amortissement à Mouscardès : le poste de 1 742 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 87 100 € par an. Encore faut-il que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur la remise à niveau d'un logement mis en location chiffré 1 742 000 € TTC à Mouscardès, cela correspond à environ 90 815 € de taxe, contre le triple au taux normal.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 210 DPE pour 1 000 résidences principales à Mouscardès (25 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un opérateur agréé par l'Anah et donc la date de démarrage possible pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
Situer le projet dans son département : à Mouscardès, en Landes, les mêmes barèmes nationaux s'appliquent, mais les prix d'entreprise et les délais varient d'un bassin à l'autre. Consulter trois devis sur la remise à niveau d'un logement mis en location dans ce périmètre reste la seule façon d'objectiver le coût.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Mouscardès, sur une base de 110 m² en zone H2c, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 52 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 1 144 000 € à 2 340 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Contexte urbain à Mouscardès : 119 résidences principales pour 265 habitants. Sur la remise à niveau d'un logement mis en location, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 174 200 € à 348 400 € à Mouscardès, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.