Sur ce territoire, le poids du logement collectif et des façades contraintes détermine la part de projets orientés vers l'intérieur. On relève 90 % de maisons individuelles, un rattachement intercommunal à CC Vallée des Baux-Alpilles (CC VBA), 2.22 personne(s) par logement, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Mouriès est crédible.
La lecture du parc complète l'analyse : 317 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, 275 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 17 % du parc, environ 1 101 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Mouriès, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le palier de classes se calcule avant de signer : à Mouriès, l'assiette double presque entre le scénario à deux classes (30 000 € HT) et celui à trois (40 000 € HT). Sur un poste de 10 500 € comme l'ITI, cet écart justifie souvent d'ajouter un lot plutôt que de s'arrêter au minimum.
En cas de contrôle sur site à Mouriès : la mention de R ≥ 3,7 m².K/W avec pare-vapeur continu sur le devis, la qualification RGE de un plaquiste RGE, et le test d'étanchéité à l'air après pose. Un dossier complet sécurise jusqu'à 32 000 € d'aide ; un dossier incomplet suspend le versement jusqu'à régularisation.
Amortissement à Mouriès : le poste de 10 500 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 525 € par an. Encore faut-il que R ≥ 3,7 m².K/W avec pare-vapeur continu reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
L'écueil le plus coûteux reste le pare-vapeur percé par les boîtiers électriques. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 1 050 € à 2 100 € sur le chiffrage retenu à Mouriès — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Mouriès, la part de maisons atteint 90 % du parc (1 431 logements). Pour l'isolation par l'intérieur, cela signifie que la perte de surface habitable, de 6 à 12 cm par mur traité conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H3 applicable à Mouriès correspond à une base de 195 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus l'isolation par l'intérieur rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : l'isolation par l'intérieur traite 12 à 22 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Mouriès, en zone H3, cela ramène 2 575 à 4 720 kWh par an, valorisés 277 € à 507 € au tarif conventionnel 2026.