Le chiffrage type publié sur cette page part de 110 m², en zone H2c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 600 kWh par an, soit près de 1 460 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Mouret, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : l'isolation par l'intérieur traite 12 à 22 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Mouret, en zone H2c, cela ramène 2 967 à 5 440 kWh par an, valorisés 319 € à 584 € au tarif conventionnel 2026.
En cas de contrôle sur site à Mouret : la mention de R ≥ 3,7 m².K/W avec pare-vapeur continu sur le devis, la qualification RGE de un plaquiste RGE, et le test d'étanchéité à l'air après pose. Un dossier complet sécurise jusqu'à 32 000 € d'aide ; un dossier incomplet suspend le versement jusqu'à régularisation.
Une seule ligne du devis engage réellement l'entreprise : celle qui porte R ≥ 3,7 m².K/W avec pare-vapeur continu. Pour l'isolation par l'intérieur à Mouret, exiger sa présence écrite vaut mieux que toute garantie orale, car c'est cette valeur que l'organisme instructeur contrôle avant de solder le dossier.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Mouret, l'ITI en absorbe environ 26 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 4 725 € à 8 400 € selon la catégorie de ressources.
Le choix du scénario change l'assiette : à Mouret, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec l'ITI chiffré autour de 10 500 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Point de vigilance financier à Mouret : le pare-vapeur percé par les boîtiers électriques. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 1 050 € à 2 100 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Mouret, la part de maisons atteint 96 % du parc (229 logements). Pour l'isolation par l'intérieur, cela signifie que la perte de surface habitable, de 6 à 12 cm par mur traité conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.