La zone climatique fixe la résistance thermique cible en toiture, poste dominant du bilan de déperdition à Morillon. On relève 2.07 personne(s) par logement, 347 résidences principales recensées, environ 19 logements chauffés au gaz ou au fioul, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Morillon est crédible.
Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 105 m², en zone H1c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 400 kWh par an, soit près de 1 550 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Base ADEME : 696 diagnostics enregistrés à Morillon, soit un taux de 2006 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un isolateur RGE est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour l'isolation des combles (un à trois jours en soufflage).
Trésorerie du projet à Morillon : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle auxquels les combles participe.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : l'isolation des combles traite 22 à 32 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Morillon, en zone H1c, cela ramène 5 760 à 8 378 kWh par an, valorisés 619 € à 900 € au tarif conventionnel 2026.
Combien de logements concernés ? À Morillon, 19 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (6 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que l'isolation des combles produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
Contexte urbain à Morillon : 347 résidences principales pour 719 habitants. Sur l'isolation des combles, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
La part de propriétaires occupants — 67 % à Morillon — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation des combles, soit environ 231 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Morillon relève de la zone H1c, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de l'isolation des combles s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.