Le gisement local se lit dans les mêmes données : 3 324 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 59 % du parc, de l'ordre de 3 290 maisons individuelles, 406 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Morangis, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Morangis, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La séquence prime sur la vitesse : la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 occupe un artisan formé aux enduits chaux-chanvre durant dix à seize semaines à Morangis. Son positionnement dans le calendrier — après l'audit, avant la mise en service — conditionne la qualité des interfaces entre lots bien plus que le choix de l'entreprise.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948. À Morangis, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Trésorerie du projet à Morangis : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle auxquels le bâti ancien participe.
Périmètre de consultation conseillé pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 : Essonne. Les entreprises RGE y interviennent couramment à Morangis, et l'écart de prix entre la première et la troisième offre dépasse fréquemment 20 % à prestation identique.
Amortissement à Morangis : le poste de 24 765 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 1 238 € par an. Encore faut-il que une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 3 324 logements à Morangis sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 59 % du parc. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Morangis, en zone H1a, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.